Comment ralentir son rythme de vie quand tout va trop vite
Résumé rapide
Pour ralentir son rythme de vie, il n'est pas toujours nécessaire d'enlever de grandes responsabilités. Il est souvent plus réaliste de créer de petits espaces où l'urgence cesse momentanément de décider à notre place : dix minutes le matin, une transition après le travail, un repas sans deuxième activité, une marche sans objectif ou un objet qui nous rappelle physiquement de revenir au moment présent.
Il y a des journées où l'on ne s'arrête presque jamais.
On se lève déjà en retard.
On regarde le téléphone pendant qu'on déjeune.
On pense au travail en conduisant.
On répond à un message pendant qu'on en écrit un autre.
Puis on rentre à la maison avec l'impression que quelque chose d'autre nous attend encore.
Et lorsque nous avons enfin quelques minutes libres, notre réflexe consiste parfois à les remplir immédiatement.
Une vidéo.
Un réseau social.
Une nouvelle tâche.
Le problème n'est pas nécessairement que notre vie contient trop de choses.
C'est parfois qu'elle ne contient presque plus d'espace entre les choses.
Ralentir son rythme de vie ne signifie pas tout arrêter
Lorsqu'on pense à ralentir, on imagine parfois qu'il faudrait travailler moins, annuler la moitié de nos engagements, partir vivre ailleurs ou reconstruire complètement notre quotidien.
Ce n'est évidemment pas possible pour tout le monde.
Et ce n'est pas nécessairement là qu'il faut commencer.
Une approche plus réaliste consiste à identifier les moments où nous allons vite sans qu'il y ait réellement besoin d'aller vite.
Finir un repas rapidement alors que rien ne presse.
Marcher jusqu'à la voiture en regardant déjà son téléphone.
Répondre immédiatement à un message qui pourrait attendre.
Commencer la prochaine tâche alors que la précédente vient à peine de se terminer.
C'est dans ces espaces minuscules que l'on peut commencer à changer de rythme.
Slow living et ralentir son quotidien : ce n'est pas exactement la même recherche
Le slow living est une philosophie plus large : consommer avec davantage d'intention, retrouver la valeur du temps, simplifier certaines habitudes et choisir ce qui mérite réellement notre attention.
Ralentir son rythme de vie répond à une question beaucoup plus immédiate :
« Qu'est-ce que je peux faire aujourd'hui pour arrêter d'avoir l'impression de courir continuellement ? »
Si vous souhaitez approfondir la philosophie derrière cette démarche, découvrez notre article Slow living : c'est quoi et comment commencer sans tout quitter .
Ici, nous allons plutôt travailler sur le quotidien réel.
Commencer par repérer où votre journée accélère inutilement
Pendant une journée, ne changez rien.
Observez simplement.
À quel moment commencez-vous à faire deux choses à la fois ?
Quand prenez-vous votre téléphone sans réelle intention ?
Quels moments traversez-vous continuellement en pensant déjà à ce qui vient ensuite ?
Où avez-vous l'impression qu'une minute d'attente doit absolument être remplie ?
Vous n'avez pas besoin de ralentir toute votre vie. Commencez par trouver deux ou trois endroits où vous pourriez simplement arrêter d'accélérer.
1. Garder les dix premières minutes du matin pour votre propre journée
Le téléphone permet au monde extérieur d'entrer dans notre journée avant même que nous ayons quitté le lit.
Messages.
Travail.
Nouvelles.
Réseaux sociaux.
Essayez simplement de retarder cette première entrée de dix minutes.
Levez-vous.
Ouvrez les rideaux.
Buvez quelque chose.
Habillez-vous.
Regardez dehors.
Dix minutes ne changent pas votre horaire.
Elles changent plutôt qui reçoit votre attention en premier.
2. Finir un petit geste avant d'en commencer un autre
Nous superposons énormément d'actions.
Nous préparons à manger en répondant à un message.
Nous parlons avec quelqu'un tout en regardant une notification.
Nous rangeons une pièce et commençons soudain une autre tâche.
Essayez parfois de terminer volontairement une petite action avant d'en ouvrir une autre.
Faire le café.
Puis le boire.
Ranger quelque chose.
Puis seulement commencer la prochaine tâche.
Cela semble banal.
Mais c'est une manière très concrète de rendre à certaines actions leur début et leur fin.
3. Créer un sas entre le travail et la maison
Beaucoup de gens terminent leur travail sans réellement sortir du rythme du travail.
On ferme l'ordinateur, mais on continue mentalement.
Créez une petite transition.
Cinq ou dix minutes peuvent suffire.
Changez de vêtements.
Marchez autour du quartier.
Rangez physiquement ce qui appartient au travail.
Laissez votre téléphone quelques minutes dans l'entrée.
Ce geste ne supprime évidemment pas les responsabilités.
Il indique simplement : une partie de la journée vient de se terminer.
4. Choisir un repas que vous ne faites pas en même temps qu'autre chose
Pas tous les repas.
Un seul suffit pour commencer.
Pas de travail.
Pas de défilement.
Pas nécessairement de télévision.
Mangez simplement.
Parlez si vous êtes avec quelqu'un.
Regardez dehors.
Ou laissez le moment être un peu plus silencieux.
Le but n'est pas la perfection.
C'est de redécouvrir qu'un moment peut exister sans avoir besoin d'un deuxième contenu par-dessus.
Le vrai problème : nous oublions de ralentir au moment où nous en avons besoin
Savoir que l'on devrait ralentir est rarement le plus difficile.
Nous le savons déjà.
Le problème est de nous en souvenir précisément lorsque le rythme recommence à accélérer.
C'est là qu'un repère physique peut devenir intéressant.
Contrairement à une nouvelle notification sur votre téléphone, un objet porté sur vous peut être retrouvé sans ajouter une autre stimulation numérique.
Vous le voyez.
Vous le touchez.
Et avec le temps, vous pouvez volontairement l'associer à une question :
« Est-ce que j'ai réellement besoin d'aller aussi vite maintenant ? »
Un rappel que l'on garde avec soi
Souffle de la forêt - Bracelet autochtone en cuir d'orignal
Ralentir n'est souvent pas une question de savoir quoi faire, mais de s'en souvenir au milieu d'une journée qui accélère. Façonné à la main en cuir d'orignal, perles d'os et perles de verre aux tons inspirés de la forêt, Souffle de la forêt peut devenir ce repère discret : un objet que l'on porte et auquel on choisit d'associer une intention simple — revenir quelques secondes à ce qui compte.
Découvrir Souffle de la forêt5. Sortir dix minutes sans transformer la marche en objectif
Nous pouvons même transformer une promenade en activité à optimiser.
Nombre de pas.
Distance.
Vitesse.
Temps.
Essayez parfois de sortir sans mesurer quoi que ce soit.
Marchez assez lentement pour remarquer la température, les sons, l'état du ciel, les arbres ou simplement le quartier.
Cette attention au territoire et au vivant est aussi au cœur de plusieurs de nos réflexions sur la forêt.
Vous pouvez notamment découvrir Forêt boréale et sagesse autochtone : esprit du territoire .
6. Laisser volontairement dix minutes vides
Dix minutes libres apparaissent.
Notre réflexe consiste souvent à les utiliser.
Répondre à quelque chose.
Vérifier quelque chose.
Regarder quelque chose.
Essayez une fois de ne pas les remplir.
Asseyez-vous.
Regardez par la fenêtre.
Sortez.
Ne cherchez pas forcément à méditer.
Dix minutes peuvent simplement rester dix minutes.
7. Mettre sur papier ce qui tourne continuellement dans la tête
Une partie de notre impression de vitesse vient parfois du nombre de choses que nous essayons mentalement de retenir.
Ce soir.
Demain.
Cette semaine.
Plus tard.
Prenez une feuille.
Écrivez ce qui doit réellement être retenu.
Puis choisissez ce qui appartient à aujourd'hui.
Le reste peut attendre sur la feuille plutôt que dans votre tête.
8. Apprendre à acheter plus lentement
Le rythme de vie ne se voit pas seulement dans notre agenda.
Il apparaît aussi dans notre manière de consommer.
Voir.
Vouloir.
Cliquer.
Recevoir.
Essayez de remettre une petite distance entre l'envie et l'achat.
Pour un achat non essentiel, attendez une journée.
Demandez-vous :
« Est-ce que je veux réellement cet objet, ou est-ce que j'aime simplement l'idée de l'acheter maintenant ? »
Lorsque nous achetons moins vite, nous pouvons aussi prendre davantage le temps de comprendre qui a fabriqué l'objet, avec quelles matières et quelle histoire il porte.
C'est particulièrement important lorsqu'il s'agit d'art autochtone. Notre guide Comment reconnaître un artisanat autochtone authentique explique comment regarder au-delà de l'apparence d'une création.
9. Choisir une chose que vous ne voulez plus faire dans l'urgence
Plutôt que d'essayer de ralentir toute votre journée, choisissez une activité.
Votre café du matin.
Le repas du soir.
La promenade avec le chien.
Votre douche.
Le moment où vous rentrez à la maison.
Décidez simplement :
« Ce moment-là, je ne le traverse plus en courant. »
C'est beaucoup plus réaliste que d'essayer de devenir soudainement une personne qui vit lentement toute la journée.
10. Terminer une journée au lieu de simplement tomber au bout
Certaines journées semblent ne jamais vraiment se terminer.
Elles cessent uniquement parce que nous devons aller dormir.
Créez un petit point final.
Rangez le travail.
Réduisez la lumière.
Déposez le téléphone.
Prenez quelques minutes qui n'ont plus rien à accomplir.
Si c'est précisément cette transition qui est difficile chez vous, notre guide Rituel du soir pour bien dormir : créer un passage doux entre la journée et la nuit développe cette étape en profondeur.
Trois façons de ralentir selon le temps que vous avez
Vous avez 2 minutes : posez votre téléphone, regardez autour de vous et terminez consciemment ce que vous êtes en train de faire.
Vous avez 10 minutes : sortez marcher sans objectif, sans audio et sans chercher à atteindre un nombre de pas.
Vous avez 30 minutes : choisissez une activité qui ne se superpose à rien d'autre : cuisiner, lire, marcher, créer ou simplement rester dehors.
Ralentir n'est pas transformer le repos en nouvelle performance
Il existe un paradoxe.
On peut essayer tellement fort de ralentir que cela devient encore une chose à réussir.
Méditation.
Journal.
Marche.
Routine.
Lecture.
Respiration.
Et soudain, notre nouvelle vie plus lente possède une liste de tâches encore plus longue que l'ancienne.
Retirez avant d'ajouter.
Une soirée plus calme peut commencer simplement parce que vous avez décidé de ne pas faire une chose de plus.
Le territoire possède un rythme que nous ne contrôlons pas
Passer du temps dehors rappelle quelque chose que nos horaires font facilement oublier.
Tout ne répond pas immédiatement.
Une forêt ne pousse pas plus vite parce que nous sommes pressés.
Les saisons arrivent à leur rythme.
La lumière change progressivement.
Les rivières suivent leurs propres cycles.
Observer ces rythmes peut devenir une manière très simple de remettre le nôtre en perspective.
Si vous souhaitez aller davantage dans cette direction, découvrez aussi Se reconnecter à la nature : 15 façons simples de retrouver l'essentiel .
Et si le problème n'est pas votre horaire, mais la façon dont vous le traversez ?
Certaines responsabilités ne disparaîtront pas.
Le travail restera.
La famille aussi.
Les rendez-vous, les tâches et les imprévus continueront d'exister.
Mais entre ces obligations, il reste parfois de minuscules endroits où nous pouvons choisir de ne pas accélérer davantage.
Une minute avant de repartir.
Dix minutes dehors.
Un repas réellement vécu.
Un objet que l'on touche pour se rappeler pourquoi on voulait ralentir.
Une soirée qui possède enfin une fin.
Ralentir son rythme de vie ne commence donc pas forcément par une révolution.
Cela peut commencer beaucoup plus discrètement :
en cessant de courir dans les moments où personne ne nous demandait réellement de courir.
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